Remedios Varo — thème natal
Que révèle le thème natal de Remedios Varo ?
Peintre hispano-mexicaine née en 1908 à Anglès. Surréaliste exilée au Mexique à partir de 1941, elle a peint « Broder le manteau terrestre » (1961) et « La Fuite » (1961). Elle est morte à Mexico en 1963.
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Naissance
1908-12-16 · 22:45 · Anglès, Espagne Fiabilité: AA · fiche vérifiée
Le noyau : une chercheuse qui peignait ce que personne d'autre ne pouvait voir
Remedios Varo était une femme qui vivait tournée vers l'intérieur, même quand le monde la poussait sans cesse vers l'extérieur. Avec le Soleil en Sagittaire dans la quatrième maison — la maison de l'origine, du refuge privé, des racines les plus profondes — la philosophie n'était pas pour elle un exercice académique mais une nécessité vitale : il lui fallait comprendre le monde depuis ses fondations pour pouvoir y exister. L'Ascendant Vierge (le signe qui gouverne l'artisanat, la précision et le détail), avec Jupiter pratiquement fusionné en ce point, lui conférait une présence attentive et méticuleuse dans le monde extérieur — une main qui ne tolérait ni l'approximation ni le désordre. L'alchimie qu'elle pratiquait dans ses tableaux — ces fils qui brodent le manteau de la Terre, ces figures qui flottent entre le physique et l'intangible — est exactement ce qu'on attendrait de quelqu'un qui gouverne son apparence par la Vierge et sa motivation la plus profonde par le Sagittaire.
La tension qui la définit : le Soleil face à Pluton
L'aspect le plus puissant de tout le thème natal est l'opposition quasi exacte du Soleil à Pluton — un écart de seulement 0,2° — ce qui représente, techniquement, l'une des tensions les plus intenses pouvant exister dans un thème natal. Le Soleil représente le noyau de l'identité ; Pluton (dans la dixième maison, la maison de la vocation publique et de la reconnaissance) représente la transformation radicale, la mort et la renaissance, le pouvoir qui détruit pour reconstruire. Remedios vécut cet axe de façon littérale : elle dut abandonner son pays, sa langue, tout ce qu'elle connaissait, non pas une mais plusieurs fois, pour survivre — d'abord à la Guerre Civile Espagnole, puis à l'Europe occupée par les nazis. Chaque exil était une destruction du moi antérieur. Et à chaque fois, ce qui émergea fut un langage visuel plus étrange, plus personnel, plus puissant. L'exil ne l'écrasa pas ; il l'affina.
Le monde intérieur : la Lune en Balance et le besoin d'équilibre
La Lune — la planète qui gouverne la vie émotionnelle, les rythmes internes, ce dont une personne a besoin pour se sentir en sécurité — se trouvait en Balance dans la deuxième maison. La deuxième maison concerne les ressources matérielles, mais aussi les valeurs les plus intimes, ce que l'on considère comme sien. En Balance, la Lune recherche l'équilibre, l'harmonie, la beauté comme forme de stabilité émotionnelle. Remedios avait besoin de l'ordre esthétique pour se sentir en sécurité : non comme décoration, mais comme structure psychique. Ses tableaux ont cette qualité — aussi surréalistes que soient les images, ils sont composés avec une précision et un équilibre qui ne sont pas accidentels. Cependant, cette Lune tirait contre Saturne en Bélier (une tension de 2,8° entre le besoin d'harmonie et la discipline sévère qu'impose Saturne). Cette tension se traduisit par une exigence intérieure implacable : il ne suffisait pas qu'une chose soit belle, elle devait être juste. Elle devait tenir.
Mercure et l'esprit qui ne tenait pas en place
Mercure en Sagittaire, également dans la quatrième maison, confirme que sa pensée était philosophique, associative, capable de sauter entre les disciplines. On reconnaît là une lectrice vorace ; son travail absorbe des références de l'alchimie médiévale, de la Kabbale, du mysticisme soufi, des sciences naturelles et de la mécanique. Mais tout ce savoir, elle le traitait en privé, dans l'atelier, dans l'espace intérieur. Ce n'était pas une théoricienne qui donnait des conférences ; c'était quelqu'un qui traduisait la pensée en image, qui rendait visible ce qui n'avait pas de mots.
Vénus et Mars en Scorpion : l'amour et la volonté
Vénus et Mars se retrouvent ensemble en Scorpion dans la troisième maison — la maison des liens proches, de la communication, de l'entourage immédiat. Le Scorpion est intense, pénétrant, incapable de rester en surface. Pour Remedios, l'amour et le désir ne furent jamais légers : les relations qu'elle entretint — avec Benjamin Péret, avec Walter Gruen — furent des engagements totaux. Son lien avec le surréalisme, et en particulier avec Leonora Carrington, était lui aussi de cette nature : une affinité qui allait au-delà de l'esthétique vers quelque chose qui ressemblait davantage à une reconnaissance mutuelle. Vénus en Scorpion dans la troisième maison parle de quelqu'un qui trouve l'intimité dans l'échange intellectuel et esthétique, qui tombe amoureux des esprits autant que des personnes.
Mars et l'atelier : la précision comme puissance
Mars en Scorpion possède quelque chose que peu de gens associent à ce signe : une patience féroce. Le Scorpion concentre, il ne disperse pas. Et lorsque Mars en Scorpion forme un sextile quasi exact (0,2°) avec Jupiter en Vierge à l'Ascendant — une relation de collaboration facile entre la volonté et l'expansion par le détail — le résultat est une productivité qui allie l'intensité à la minutie. Ses tableaux mettaient des mois à être achevés. Chaque élément était délibéré. Cette capacité à maintenir une concentration absolue sur une longue durée n'est pas une vertu qui s'apprend facilement ; dans son thème natal, elle est inscrite.
Jupiter, Saturne et le poids de l'histoire
Jupiter en Vierge à l'Ascendant élargissait son monde par le travail précis et le service au détail. Saturne, en revanche, était en Bélier dans la huitième maison — la maison des transformations, de la mort, de ce qui s'hérite ou se perd. Saturne en Bélier dans la huitième n'est pas une position confortable : c'est la discipline face au deuil, la structure imposée à la perte. Elle le vécut de façon littérale : elle perdit une Europe, elle perdit des amis et collaborateurs dans les guerres, elle perdit du temps, elle perdit la possibilité de vieillir dans sa langue maternelle. Ce que Saturne dans la huitième maison enseigne, c'est que la transformation a un coût, et que ce coût se paie avec discipline et présence, sans fuir dans la fantaisie.
Les planètes lentes : l'artiste dans son temps
Uranus en Capricorne dans la cinquième maison — la maison de la création, du jeu, de l'expression artistique — décrit une créatrice qui rompit avec la tradition de façons qui semblaient calculées et délibérées, non impulsives. Son hétérodoxie était structurée. Neptune en Cancer dans la onzième maison relie son imagination la plus visionnaire aux groupes d'appartenance, au collectif : le groupe surréaliste à Paris, la communauté des exilés au Mexique, le cercle de Leonora Carrington. Son travail le plus intense ne naquit pas dans l'isolement, mais dans le frottement avec d'autres sensibilités apparentées.
Le Milieu du Ciel en Gémeaux : une voix qui parle en images
Le Milieu du Ciel (le point le plus élevé du thème, lié à la vocation publique et à l'héritage) se trouvait en Gémeaux — le signe des idées doubles, de la communication, de ceux qui relient des mondes différents. Le Nœud Nord, également en Gémeaux, pointe dans la même direction : sa croissance la plus authentique passait par l'apprentissage d'une position de médiatrice, par la construction de ponts entre le monde physique et le monde imaginé, entre la connaissance scientifique et la connaissance symbolique. Ses tableaux sont exactement cela : des machines de précision qui représentent l'impossible, des langages visuels qui disent ce qu'on ne peut pas dire avec des mots.
Chiron en Verseau : la blessure du non-appartenir
Chiron (l'astéroïde qui signale une vieille blessure qui, une fois travaillée, devient un don) se trouvait en Verseau dans la sixième maison — la maison du travail quotidien, de la santé, des rythmes du quotidien. La blessure du Verseau est liée à l'exclusion, au sentiment d'être trop étrange pour appartenir à quelque groupe que ce soit, trop singulière pour s'intégrer sans coût. Remedios fut toujours une étrangère : espagnole en France, espagnole et européenne au Mexique. Elle ne s'adapta jamais pleinement à aucun mouvement, pas même au surréalisme qui lui avait fourni un langage. Mais cette distance fut aussi ce qui lui permit d'observer les rituels humains — la quête du savoir, la transmission de la connaissance, l'illusion du contrôle — avec l'étrangeté de celle qui regarde de l'extérieur, et de les peindre avec ce mélange unique de tendresse et d'ironie.
Un mot pour finir : ce qu'elle laissa
Remedios Varo mourut en 1963, à 54 ans, au Mexique, sans avoir vu la reconnaissance qui viendrait ensuite. Elle peignit pendant à peine deux décennies et laissa moins d'une centaine d'œuvres. Mais chacune d'elles est un univers complet : une femme qui brode le monde entier depuis une tour, des alchimistes qui décollent vers l'inconnu, des explorateurs qui suivent des cartes qui ne mènent nulle part et pourtant arrivent. Il y a dans cette œuvre une foi silencieuse dans la quête elle-même — indépendamment de la destination — qui s'accorde parfaitement avec ce Soleil en Sagittaire qui ne cessa jamais de questionner, quoi qu'il en coûtât. Le thème natal de Remedios est celui de quelqu'un qui vécut les yeux grand ouverts, et qui eut le courage — et le talent — de peindre ce qu'elle vit.
Le thème
Comment le lire →Questions fréquentes
Quel est le signe de Remedios Varo ?
Le signe solaire de Remedios Varo est Sagittaire : à la naissance (1908), le Soleil se trouvait en Sagittaire.
Quel est le signe lunaire de Remedios Varo ?
Remedios Varo a la Lune en Balance. Le signe lunaire décrit la couche émotionnelle et instinctive du thème.
Quel est l'ascendant de Remedios Varo ?
L'ascendant de Remedios Varo est Vierge : le signe qui se levait sur l'horizon est au moment de la naissance.
Où et quand naquit Remedios Varo ?
Remedios Varo naquit en 1908 à Anglès, Espagne.